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Bienvenue sur la base de connaissance du Chêne Liège de Provence

L'arbre[modifier]

Du latin Quercus Suber, c'est un arbre au feuillage persistant, d'une hauteur de 10 à 15 mètres.

- Il est adapté au climat méditerranéen et pousse sur son pourtour et au Portugal. C'est une essence de pleine lumière, dite héliophile, de climat tempéré à hiver doux, craignant le froid (thermophile), et appréciant l'humidité de l'air.

- Considéré comme une essence pyrophyte, c'est donc un réel enjeu de prendre en compte le chêne-liège dans nos régions sujettes aux incendies. En effet, le liège est une adaptation aux incendies : excellent isolant, le feu n'atteint pas l'aubier, la partie vivante sous l'écorce. Tandis que les autres essences périssent, de nouvelles branches peuvent repousser rapidement à partir de celui-ci.

- Il refuse les sols calcaires et craint l'hydromorphie (sols engorgés en eau), il lui faut un sol acide (comme pour l'arbousier, et tout un écosystème poussant autour du chêne-liège). Sa longévité peut être de 250 à 300 ans, exceptionnellement 500 ans ou plus (un spécimen millénaire se trouve à la Londe-les-Maures).

- Sa feuille d'une durée de vie d'un peu plus d'un an, revêt des formes variées (lisses à dentées). Elle est coriace, verte et lisse en dessus, gris blanchâtre, et duveteuse en dessous. La floraison a lieu entre les mois d'avril et mai. Les fleurs mâles et femelles sont séparées mais sont présentes toutes les deux sur un même pied.

- Son fruit : gland, faiblement pédonculé. Fructification généralement en automne. Il murit en 1 an en Méditerranée et en 2 ans sur la façade atlantique.

- son écorce : remarquable enveloppe subéreuse sur le tronc et les branches. Cette espèce ligneuse est considérée comme résistante aux incendies grâce à son rhytidome épais.

Enfin, la suberaie est reconnu d'intérêt communautaire pour la richesse écologique inestimable : biodiversité, conservation du sol, fixation du carbone, préservation des ressources en eau, etc.

Le matériau[modifier]

Propriétés[modifier]

Le liège ainsi produit a de très bonnes qualités d'isolation thermique et acoustique.

Sur le chêne, la couche épaisse de liège permet à l'arbre de résister aux incendies en isolant les tissus vivants de la chaleur. Il est également très étanche d'où son utilisation pour la confection de bouchons.


La composition chimique regroupe divers composants :

- 45 % subérine, composant principal des cloisons des cellules, source de son élasticité ;

- 27 % lignine, élément qui contribue à la liaison entre les différents composants. C’est le composé « agglomérant » ;

- 12 % cellulose et polysaccharides, composants des cloisons des cellules qui donnent au liège sa texture ;

- 6 % tanins, composants qui déterminent la couleur du liège ;

- 5 % céroïdes, composants hydrophobes qui garantissent l’imperméabilité.

On retrouve aussi de l’eau, de la glycérine et divers ingrédients à hauteur de 4%.


Les qualités du liège sont nombreuses :


- Légèreté : l'air emprisonné dans les microcellules du liège constitue 90% de son volume et environ 50% de son poids, ce qui rend que son poids spécifique est compris dans la plage de 190 à 250 kg / m3. Il est donc un matériau cinq fois plus léger que l'eau, tout en étant insubmersible.

- Imperméabilité aux liquides et aux gaz : le liège doit cette caractéristique à une présence accrue de la subérine. Cette substance a des propriétés imperméabilisant la structure, mais également la renforce et l'isole thermiquement.

- Neutralité et résistance chimique : le liège est chimiquement inerte. Sa structure est non seulement imperméable aux liquides et aux gaz, mais aussi en contact avec eux, ne réagit pas chimiquement et n'est pas soumise à la destruction. Le liège conserve également la neutralité de saveur et le caractère inodore, ainsi qu'il n'absorbe pas les odeurs, d'où son utilisation pour boucher les bouteilles de vin, entre autres choses.

- Résistance à la corrosion biologique : la corrosion est due aux conditions favorables pour l'humidité et la putréfaction. Il conserve également la résistance antifongique et aux moisissures. Ses surfaces et structures ne constituent pas un milieu nutritif pour les champignons et moisissures, ne créent pas également ceux-ci les conditions pour les colonisations.

- Propriétés d'isolation thermique : le coefficient de conductivité thermique de ce matériau est de 0,037-0,040 W / (mK). En plus de cet avantage, il est intéressant de noter la valeur très élevée de la chaleur spécifique. Cette valeur se traduit par une forte inertie thermique du liège. Contrairement aux autres matériaux, il conserve des propriétés d'isolation dans une très large plage des températures. À cet égard, ses propriétés sont beaucoup plus élevées que, par exemple, celles du polystyrène qui évapore sous l'influence de la température élevée. En raison de la faible conductivité thermique, le liège est toujours agréable au toucher, parce qu'il ne laisse pas passer, ni n'absorbe pas la chaleur dans notre corps. Ce matériau a également la propriété de stabiliser la température d'air et de son humidité.

- Propriétés acoustiques et anti-vibration : le liège peut absorber de 30 à 70% de sons dans les gammes de fréquences de 400 à 4000Hz. La structure de liège et sa flexibilité vous permet d'affaiblir simultanément les sons d'air et sons de choc et d'éliminer la zone des ponts acoustiques. Le liège, grâce à sa structure spécifique, absorbe les ondes acoustiques et de vibration (il ne transfère pas des vibrations, mais il les amortit).

- La résistance au feu : le liège conserve la résistance au feu Euroclasse E. En règle générale, des plaques de liège, en raison de l'inertie thermique élevée, sont ignifuges.

- La flexibilité et la compressibilité : les membranes cellulaires du liège sont très flexibles, ce qui les rend compressibles et élastiques, et, une fois la pression enlevée, le liège reprend sa forme initiale. Lorsque le liège est exposée à des forces élevées, le gaz dans ces cellules se comprime, et sa structure réduit son volume. Une fois la pression enlevée, le liège reprend sa forme initiale.

- Propriétés anti-électrostatiques : la surface de liège n'accumule pas des charges électriques, en d'autres termes, le liège ne s'électrise pas, donc il n'y a pas ici du phénomène d'attirer et d'absorber la poussière. Les surfaces de liège sont donc faciles à nettoyer.

- Durabilité : le liège est classé parmi les matières organiques les plus durables. Pratiquement, il n'est pas soumis au processus de vieillissement et, malgré les années qui passent, même sans subir une intervention d'imprégnation, il ne perd pas ses propriétés, et même certains environnements les préservent (par exemple l'eau de mer). C'est donc un matériau quasiment éternel.

- Facilité d'usinage : le liège peut être usiné avec des outils coupants simples et grattants. Il adhère bien aux surfaces inégales car il adapte sa forme. Il a de bonnes propriétés adhésives, le rendant facile à coller sur les différentes surfaces.

- Neutralité pour la santé : ce matériau n'est pas nocif pour la santé. Il est non toxique, ni en contact avec la peau ou après son introduction accidentelle dans le tractus gastro-intestinal. Il ne provoque pas d'allergies. Il n'irrite pas des conjonctives de l'œil, des muqueuses nasales et des voies respiratoires.

- Résistance mécanique : produits en liège ont une résistance mécanique élevée et une capacité de conserver leurs propriétés mécaniques dans la plage de températures de -80 °C à 140 °C.

- Respect de l'environnement : le liège est une matière première provenant d'arbres autorégénérants, et donc son utilisation ne porte pas préjudice à l'environnement. Bien au contraire, c'est une matière qui stocke beaucoup de carbone (d'autant plus quand l'arbre est exploité).

Un chêne-liège exploité capte deux fois plus de C02 que n'importe quel autre arbre. Quelques chiffres clés : La subéraie portugaise absorbe ainsi 4,8 millions de tonnes de CO2 par an ; 1 tonne de liège absorbe 2 tonnes de C02 ; Un chêne-liège exploité absorbe de 2,5 à 4 fois plus de CO2 qu'un arbre non exploité.


Le liège est donc une matière incontournable.

Usage[modifier]

Il sert traditionnellement à fabriquer des bouchons à vin ; 69% de la production de liège mondiale est utilisée pour fermer les bouteilles.

Mais d'autres utilisations existent, ou se développent :

- concassé en granulés, on le transforme en panneaux d'isolation, revêtement mural ou pour le sol, très utilisé dans la construction de maison écologique (pour un volume de 14%) ;

- beaucoup d'applications de bouchages spéciaux (bouchon ventre, croûte, de champagne), de panneaux techniques de toutes formes ;

- également utilisé dans la fabrication de certains instruments de musique de la famille des bois, notamment la clarinette, le hautbois, le saxophone ;

- les caractéristiques du liège (souple, isolant, etc.) permettent l’élaboration d’articles particuliers : siège de voiture, articles de sports, constituants de produits destinés à l’industrie de pointe, joints de dilatation destinés à l’industrie du bâtiment, etc.

- volant de badminton, et dans le secteur de la mode, pour la fabrication de chaussures, d’accessoires et de vêtements ;

- décoration de l'habitat, design, artisanat ;

- dans le secteur de la pêche : palangrotte, bouée, filet de pêche, canne à pêche ;

- dans le secteur alimentaire : l'incontournable couasse (pour la bouillabaisse, ou en plateau de fruits, en plats) ;

- cache-pots en liège, paillage pour les espaces verts, vivarium, dans les crèches, entre autres...


Il est également utilisé dans l'industrie spatiale, ou aéronautique pour ses qualités.

La suberaie[modifier]

Une suberaie est une forêt de chêne-liège. Il y a selon les estimations environ 50 000 hectares de chêne-liège dans le Var, principalement dans le Massif des Maures, l'Estérel, et le Massif du Rouet. Le Var est la première suberaie, en superficie, de France.

Les suberaies couvrent un peu moins de 2,3 millions d’hectares dans le monde, pratiquement répartis dans seulement sept pays :

- Portugal : 736 000 ha (32,5 %)

- Espagne : 501 000 ha (22,1 %)

- Algérie : 410 000 ha (18,1 %)

- Maroc : 277 000 ha (12,2 %)

- Italie : 151 000 ha (6,7 %)

- France : 100 000 ha (4,4 %)

- Tunisie : 90 000 ha (4 %)


En terme de production, le Portugal est le leader mondial (52%, soit plus de 200 000 tonnes par an), suivi par l'Espagne, et l'Algérie.

Lexique subericole[modifier]

Agglomérés : majoritairement utilisé pour l’isolation, et émanant des déchets de la bouchonnerie, ou du liège mâle, brûlé, femelle. L’industrialisation du bouchon, même moderne, crée 70% de déchets (selon Diam Bouchage). Dès que le liège aggloméré s’est développé, des usines d’agglomérés ont donc été construites à coté des usines à bouchon. Le liège aggloméré a l’avantage de pouvoir être moulé sous toutes les formes, pour des usages multiples : design, décoration, industrie (joint), médical (semelle), aéro-spatial, et s’adapte à des régions comme la nôtre où la qualité du liège, du fait de la déprise économique, est moindre.

On distingue 2 types d’agglomérés :

- le « blanc » => liège en granulats + colle

- le « noir » => aggloméré dans l’eau à haute tension et pression, le dégagement naturel de la subérine fait le liant.

Amélioration : opération sylvicole pratiquée dans les suberaies, consistant à pratiquer un dépressage (qui consiste à supprimer un certain nombre de jeunes sujets dans un peuplement très dense), débroussaillement, ainsi que la taille de formation des arbres sélectionnés. Le but est d’éclaircir le peuplement, afin de l’optimiser et de le régénérer.

Biodiversité : variété des espèces animales et végétales dans un milieu donné. Concernant la suberaie, elle peut atteindre entre 60 et 100 espèces de plantes à fleur par 0,1 hectare. La subéraie a été façonnée par l’homme à travers les ans, son état optimal est un peuplement clair, où les arbres couvrent environ 60% de la surface donnée. Les sols portant du chêne-liège ne sont pas calcaires, mais acides, la flore s’y développant est calcifuge. Dans les espèces couramment rencontrées : l’arbousier, le lentisque, le Ciste de Montpellier, la lavande papillon, ou encore la Bruyère arborescente. Les suberaies sont considérées comme un habitat d’intérêt communautaire par le réseau Natura 2000.

Bouchon : pièce de liège cylindrique, tronconique avec des arêtes latérales arrondies, constituée d’un ou plusieurs éléments collés entre eux et qui est destinée à boucher des récipients ou à contribuer à l’étanchéité de leur fermeture et à préserver leur contenu.

Bouillage (du liège) : cette opération a pour but de gonfler le liège, pour resserrer ses pores, et augmenter son élasticité (le rendre plus souple et compact).

Certification forestière : système de labellisation volontaire qui donne lieu à une déclaration écrite (certificat) qui accrédite qu’un produit forestier provient d’une exploitation forestière gérée d’une manière responsable et durable (par exemple la certification PEFC).

Chêne-liège : arbre au feuillage persistant, de la famille des Fagacées, d’une dizaine de mètres de haut, à houppier étendu. Son bois est très dur et dense, l’écorce est formée par une couche de liège, les feuilles sont ovales, à bord entier ou denté. Les fleurs mâles se présentent sous forme de chatons, les fleurs femelles sous forme de boutons, le gland est son fruit. Son nom scientifique est Quercus suber.

CIPB : Code International des Pratiques Bouchonnières.

Couasse : liège levé sur une excroissance de l’arbre, et servant comme récipient, notamment pour l’aïoli, du provençal « couasso ».

Coupe d’amélioration (ou d’entretien) : coupe favorisant la croissance des arbres d’avenir d’un peuplement forestier par élimination de ceux de moindre valeur.

Coupe de régénération : tout enlèvement d’arbres destiné à provoquer la régénération ou à favoriser la régénération déjà présente.

Coupe sanitaire : enlèvement des arbres morts, endommagés ou vulnérables à cause des attaques d’insectes ou de maladies.

Couronne : zone de liaison entre le liège mâle et le liège de reproduction qui constitue la limite supérieure de la surface écorcée d’un chêne-liège.

Croûte (ou dos) : Partie externe du tissu subéreux du liège de reproduction qui, au contact de l’air, se dessèche, durcit, se fendille et même se crevasse sous la poussée des nouvelles couches. On parle de « bouchon croûte » pour ceux conservant cette partie du liège.

Débroussaillement : opération qui consiste à éliminer la végétation arbustive et buissonnante d’une zone déterminée, notamment pour lutter contre les incendies.

Débusquage (ou débardage) : phase d’exploitation consistant à transporter et à rassembler les planches de liège depuis le pied de l’arbre jusqu’au lieu de chargement.

Décoller : phase du déliégeage pendant laquelle on commence à séparer les planches de liège de la mère, à l’aide du manche de la hache.

Découpeur : ouvrier qui découpe les planches de liège lors de la levée pour faciliter leur transport et leur empilement.

Déliégeage : voir levée de liège.

Démasclage : c’est la première levée de liège. L’opération consiste à enlever le liège mâle sans abîmer la mère pour que l’arbre produise par la suite un nouveau liège, dit de reproduction ou femelle.

Éclaircie : opération pratiquée dans un peuplement forestier consistant à couper quelques arbres, destinée à accélérer l’accroissement du diamètre des arbres restants.

Écorçage : Voir levée de liège.

Écosystème : système écologique structuré et fonctionnel formé par les interactions d’échanges entre les composantes vivantes et les facteurs physiques ou chimiques présents dans l’environnement. Les suberaies accueillent une grande diversité d’espèces (voir biodiversité).

Élagage : coupe au ras du tronc des branches latérales et plus basses d’un arbre de façon à améliorer la qualité du bois et/ou du liège qu’il fournira.

Empilage : opération qui consiste à placer convenablement les planches de liège en formant une pile, de façon à ce qu’elles puissent être stockées.

Enrichissement : plantation disséminée sur une parcelle où il y a encore des arbres qui composent une forêt claire.

Fourche : partie de l’arbre où finit le tronc et commencent les branches.

Fût : partie du tronc de l’arbre comprise entre la base et la fourche.

Gland : fruit typique du genre Quercus, et donc du chêne-liège. Le gland du Quercus suber est utilisé en farine dans les régions du Maghreb.

Goût du bouchon : décrit une odeur ou un goût indésirable trouvés dans une bouteille de vin. Elle provient de la molécule dite trichloroanisol, en plus court TCA (fabriquée par des moisissures nichées dans le liège). Grâce à l’innovation, certains bouchonniers, comme Diam Bouchage, commercialisent des bouchons garantis sans « goût de bouchon ».

Hache à écorcer : outil principal utilisé pour l’écorçage. C’est une hache légère, le bois doit être dur et résistant puisque le manche servira de levier, et la lame bien affutée. La difficulté réside à maitriser la force du coup pour ne pas endommager l’arbre.

Hauteur d’écorçage : représente la partie qui a été levée, généralement cela correspond au tiers de l’arbre.

Houppier : ensemble des branches situées au-dessus du fût.

Levée : opération qui consiste à enlever le liège, à l’aide d’un hache, et sans abimer la mère. (on utilise aussi le terme de déliégeage).

Leveur : ouvrier chargé de la levée du liège.

Liège : c’est l’écorce du chêne-liège. C’est plus exactement un tissu végétal formé de cellules dont la cellulose a subi une transformation chimique et s’est transformée en subérine, grâce à la couche mère (situé entre le bois et le liège).

Liège bouchonnable : liège femelle de qualité apte à être utilisé pour la fabrication de bouchons naturels.

Liège brûlé : liège issu d’un arbre ayant subi un passage d’incendie.

Liège de pied : liège de reproduction se formant à la base de l’arbre, et qui n’est pas bouchonnable.

Liège de première reproduction : liège femelle formé après la levée du liège mâle (première récolte), dont la surface est plus régulière que celle du liège mâle.

Liège de reproduction : liège obtenu lors de la deuxième récolte et celles qui suivent (plus communément nommé « liège femelle »). C’est un

liège de bonne qualité (sauf éléments extérieurs pouvant déprécier le liège, comme certains insectes : ver du liège, fourmis par exemple).

Liège mâle : première écorce subéreuse produite naturellement par le chêne-liège, qui se développe avec l’arbre, s’accroît aussi longtemps que l’arbre est en végétation, et se crevasse au fur et à mesure.

Ligne d’ouverture : incision verticale pratiquée lors de la levée de manière à permettre le prélèvement de planches de liège brut.

Ligne de tracé : incision horizontale pratiquée sur le chêne-liège pendant la levée de liège (au tiers de l’arbre généralement).

Mère (ou assise subéro-phellodermique) : couche reproductrice située entre le liège et le bois qui, en se développant, fournit du bois d’un côté et du liège de l’autre. De l’extérieur vers l’intérieur, les tissus végétaux qui la composent sont les suivant : phellogène, phelloderme, liber et cambium. Le phellogène est le responsable de la formation du liège.

Ouvrir : phase du déliégeage qui consiste à réaliser, avec la hache, des fentes verticales dans le liège, si possible en utilisant les fentes naturelles de l’arbre, de sorte que les planches soient récoltées aisément et aient une forme idéale pour leur utilisation dans l’industrie.

Pare-feu (ou coupure de combustible) : zone de lutte incendie utilisée par les pompiers et entretenue par les collectivités visant à empêcher la propagation des incendies ou servir de ligne d’appui dans la lutte contre le feu. Le chêne-liège, de part sa résistance, et sa capacité de régénération, peut trouver tout son intérêt dans notre département subissant de nombreux incendies.

Phellogène : tissu végétal qui produit vers l’extérieur le liège (composante de la mère).

Pile de liège : ensemble des planches de liège formant un tas ordonné pour en assurer leur stabilisation et/ou faciliter leur transport.

Platypus cylindrus : coléoptère qui s'attaque aux troncs démasclés, l’un des principaux dangers du chêne-liège avec la sécheresse, le charbon de la mère, et l’encre.

Qualité du liège : le bouchon de liège est le produit le plus important de l’industrie du liège. On peut dire qu’une planche de liège est de bonne qualité si on peut obtenir d’elle une bonne quantité de bons bouchons naturels pour le vin, avec un minimum de déchet, et une épaisseur optimale.

Reboisement : opération qui consiste à réaliser une plantation dans un terrain, de manière à rétablir un peuplement forestier.

Rebut : liège de qualité inférieure dont on ne peut pas obtenir des bouchons naturels, destiné, normalement, à la trituration et à l’isolation.

Regarnis : plants qu’on rajoute dans une plantation : là où il y a des manques, c'est-à-dire des plants morts ou disparus.

Suberaie : une forêt de chêne-liège.

Suberine : composant principal des parois des cellules du liège, responsable de son élasticité.

Le Projet[modifier]

ASL Suberaie Varoise et Forêt Modèle de Provence

Introduction[modifier]

Parce qu’il faut un début à tout…

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Tout est parti d’un essai de sciage (ci-contre), et d’une volonté de valoriser autrement cet arbre. Véritable emblème de la forêt des Maures, à l’histoire riche, et tortueuse comme son bois, mais à l’utilisation essentiellement réduite au liège, il mérite d’être remis au centre de notre attention, pour réfléchir ensemble à créer de nouveaux débouchés.

Le bois du chêne-liège est dur, lourd, d’un brun clair et légèrement rosé. Il sèche difficilement et se fend facilement. Une fois déliégé, il fournit un excellent bois de chauffage. Le liège est un produit de faible densité (donc très léger) avec de nombreuses qualités : résistant à l’humidité, excellent isolant acoustique, thermique, vibratoire, antiallergique, il résiste relativement bien au feu, mais aussi à l’eau, aux rongeurs, et aux insectes grâce à la subérine qui imprègne les cellules (pas besoin de le traiter). Utilisé depuis des millénaires, le liège reste un matériau aux nombreuses facettes, avec une longue longévité !

Nos suberaies étant vieillissantes, pas, peu ou mal exploitées, elles ont besoin d’être remis en état de production d’où l’intérêt, au vu d’un volume de bois de chêne liège, et liège mâle (utilisé pour l’isolation, le paillage, etc) croissant, d’essayer de le valoriser autrement. Une réflexion a donc été mené dans cet objectif.

Et en accélérateur d’idées quoi de mieux qu’un événement de la taille de celui du week-end du chêne liège pour faire avancer les choses et mobiliser les bonnes volontés ? Cet événement a rassemblé des tourneurs, des sculpteurs, des chantourneurs, ou encore des ébénistes ayant travaillé ce bois à l’occasion du Concours, mais aussi toutes les parties prenantes ayant permises le déroulement de cette première édition (partenaires privés et publics). Nous avons pu obtenir un retour d’expérience, et sensibiliser les visiteurs(ses) sur la gestion forestière, sur l’historique de l’utilisation du liège, et autres, tout au long de ce week-end à la programmation riche.

Le Groupe de Travail[modifier]

Objectifs :

  • Valoriser le produit de sciage et le liège ;
  • Médiatiser l’utilisation du bois de chêne liège via le lancement du Concours du Meilleur Artisan en bois de chêne liège ;
  • Mobiliser les artisans et les encourager à travailler ce bois via ce concours ;
  • Mobiliser des partenaires : chefs d’entreprise, élus locaux, associations ;
  • Réfléchir et agir sur la valorisation du chêne-liège au travers de projets et d'initiatives concrètes.

Notes[modifier]

un lexique provençal existe, avant peut-être la traduction de tout le site en Provençal

Liens externes[modifier]